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Quatre partis politiques s'engagent à interdire les fermes à fourrure au Québec

À l’occasion du tout premier débat électoral provincial sur la protection des animaux présenté par la SPCA de Montréal, quatre partis politiques se sont engagés à interdire l’élevage de renards et de visons pour leur fourrure au Québec.

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Le Parti conservateur du Québec, le Parti libéral du Québec, le Parti Québécois et Québec solidaire se sont engagés à interdire l’élevage de renards et de visons pour leur fourrure au Québec. Seule la CAQ n'a pas pris d'engagement sur cet enjeu.

Il s’agit de la première fois que des partis politiques provinciaux se positionnent formellement sur cet enjeu alors qu’une majorité de Québécois.es se sont déjà prononcés en faveur d’une interdiction.

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Les positions de chaque parti sur les fermes à fourrure 

Parti conservateur du Québec : Le PCQ affirme être le parti de la technologie et des matériaux synthétiques. Il s’engage à interdire ces élevages et à soutenir les producteurs à transitionner vers une autre industrie.

Parti libéral du Québec : Le PLQ pense que les Québécois.e.s sont prêt.e.s à ce qu’on mette fin à ce type de pratique et s’engage à rendre illégales les fermes à fourrure en assurant une transition pour les producteurs vers une autre industrie.

Parti Québécois : Le PQ s’engage à interdire complètement ce genre de pratique d’autant plus qu’il reste de moins en moins de ce genre de fermes et qu’on peut utiliser de la fourrure recyclée, par exemple. 

– Québec solidaire : QS s’engage à abolir ces élevages rapidement, à soutenir les éleveurs dans la transition et affirme que la fourrure pour se vêtir est chose du passé et il ne s’agit pas d’un revenu important au Québec. 

Vous pouvez écouter ou réécouter l’ensemble du débat électoral provincial sur la protection des animaux et les réponses intégrales des candidat.e.s dans la vidéo ci-dessous. 

Les fermes à fourrure n’ont plus leur place au Québec

L’industrie de la fourrure, et particulièrement de l’élevage des animaux pour leur fourrure, est actuellement en déclin et ce, à l’échelle mondiale. 

Le Québec ne fait pas exception : alors qu’en 1982 on enregistrait 226 fermes d’élevage en sol québécois, aujourd’hui, en 2022, on n’en compte plus que trois, une de renards et deux de visons. 

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« L’interdiction de l’élevage des animaux pour leur fourrure serait la suite logique des réformes en matière de protection animale qui ont eu lieu au Québec au cours des dernières années », fait valoir Me Sophie Gaillard, directrice de la Défense des animaux et des affaires juridiques et directrice générale par intérim de la SPCA de Montréal. 

Déjà plus d’une quinzaine de pays à travers le monde ont interdit les fermes à fourrure, dont tout récemment la France, l’Italie et l’Irlande.

À l’occasion des élections provinciales, un petit pouce de plus pourra faire une énorme différence pour des centaines, voire milliers, de renards et visions. « À l’approche des élections provinciales du 3 octobre prochain, nous devons nous mobiliser pour nous assurer que le prochain gouvernement mette fin à cette industrie une fois pour toutes », insiste-t-elle. 

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